En guise de Conclusion

 

 

Force est de constater que le premier article de la charte de l'environnement inscrite à notre constitution et qui précise que  "chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et favorable à sa santé"  n'est encore que trop rarement respectée. L'eau dite potable distribuée au robinet dépasse souvent en pesticides la limite maximum fixée par Bruxelles, et la France, déjà condamnée par la cour européenne de justice pour dépassement des limites prescrites, peine à rattraper son retard. Les canoéistes et les kayakistes, confrontés à des barrages dangereux et infranchissables lors de la pratique de leur sport favori sur les rivières françaises constatent que la condamnation de cet important patrimoine nautique ne produit que seulement 10% de l’énergie en France. C'est au détriment de notre environnement que la rivière et ses centrales hydroélectrique assure cette production dans des climats  plus secs  alors que la mer recèle en son sein une source d’énergie inépuisable, prédictible, considérable et respectueuse de l'environnement : les courants maritimes. Au moment où les changements climatiques dus au réchauffement de la planète commenceraient à se faire sentir en France, ils constatent que les rivières sont moins irriguées dans des climats plus secs et ils souhaitent que celles-ci soit mieux utilisées pour l'irrigation et moins sollicitées pour la production électrique.

Les sentiers de grande randonnée en bordure des rivières qui pourraient être des lieux de promenade très agréables, se contentent la plupart du temps de traverser la rivière et s'en éloigne rapidement en raison du danger potentiels que représente les barrages et les lâchers d'eau artificiels intempestifs. Les nouveaux barrages à clapet, extrêmement dangereux, ont été implantés sans concertation aucune avec les usagers de la rivière et maintenant que le mal est fait, rien n'a été prévu pour l'aménagement des barrages existants alors que des solutions recevables ont déjà été proposées en 1979.  Certes, l'implantation de glissières permettant de contourner les barrages les plus dangereux fait l'objet d'un vaste projet, mais force est de constater que beaucoup trop de barrages, pourtant particulièrement dangereux, ne sont pas encore équipés alors qu'ils sont parfois localisés sur des parcours touristiques attirant étrangers et amoureux du tourisme nautique itinérant. Ces réalisations, loin d'être terminés, se font encore au coup par coup, parfois suite à un accident mortel. Faut-il rappeler que ces réalisations qui permettent aux canoéistes de descendre la rivière en toute sécurité permettent aussi aux saumons de la remonter. Toute fonctions confondues ; irrigation, production électrique, réserves d'eau potable pour la saison sèche, maintien d'un niveau suffisant pour la navigation à l'étiage, anciens moulins,  il y a en France plus de 150 000 barrages. Seulement la moitié de ceux-ci ont encore une fonction utile, les autres, ceux prévus à l'origine pour le flottage du bois et les anciens moulins désaffectés ne sont plus entretenus. Le travail à réaliser au titre du droit de passage est telle qu'il semble préférable d'équiper en priorité les parcours présentant le plus grand intérêt touristique car il seront inévitablement les plus fréquentés. Sur ces parcours, les clubs locaux prennent maintenant conscience que toute activité doit préserver les ressources qu'elle exploite et commencent à réaliser combien il est important de balayer devant sa porte en nettoyant les rivières des détritus qui encombrent parfois son lit.

 

Quant à l’obligation d’achat par l'EDF à un taux majoré de l'énergie électrique produite par les particuliers, pour valable et utile qu'elle soit en ce qui concerne l'énergie photovoltaïque ou les éoliennes, elle conduit dans le cas des microcentrales localisées sur les petites rivières à usage touristique, à une dégradation de la rivière, du milieu naturel et est une atteinte à l'environnement et à l'intérêt général.

 

La rivière peut encore nous apporter beaucoup. Mais il faut faire preuve d'imagination. Prendre conscience par exemple de notre intérêt de mieux utiliser la nappe phréatique en bordure des rivières pour la production d'énergie thermique, bien comprendre que sur les rivières de haute montagne à régime glacière rien n'empêche à priori de développer des microcentrales sous réservent qu'elles s'intègrent parfaitement à notre environnement et qu'elles soient utilisées uniquement en période estivale au rythme journalier de la rivière. L'auteur espère que les idées nouvelles contenues dans ce site seront matière à réflexion et à action. Elles vont dans le sens de l'amélioration de notre patrimoine nautique et de notre environnement. Le canoéiste, comme le kayakiste, est au première loge pour constater les dégâts que l’on fait à la rivière. Je dis bien à "la" rivière et non à "leur" rivière. La rivière n'appartient à personne, elle appartient en fait à tout le monde et c'est peut-être cela le vrai drame. Ils espèrent que ces propositions seront entendues.


Si aucune règle générale juste et équilibrée préservant la qualité de notre environnement, si aucune prise de conscience collective ne se manifeste sur la façon de gérer ce bien précieux, il sera trop tard. Il est déjà presque trop tard. Il reste heureusement quelques merveilleuses rivières en France mais trop souvent le spectacle n’est pas seulement affligeant pour le touriste nautique, il l’est aussi pour le promeneur et plus généralement pour ceux qui aiment encore l’harmonie naturelle d’un cours d’eau.

 

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