Si
ce n’est le Tarn et le Lot, la basse Garonne n’a pratiquement pas d’affluent.
Il ne reste principalement du Tarn touristique que le parcours entre Millau et Saint Rome. Sur ce petit tronçon de 24 km, c’est souvent l'opulence du niveau d’eau, même en septembre. C’est aussi la limpidité de toutes les sources filtrées par le Causse et qui l’alimentent. En aval des boucles spectaculaires du Tarn d'Ambialet, le bas Tarn change d’orientation comme si, dégoûté par l’Agout, il voulait s’en éloigner.

Les boucles du Tarn à Ambialet
Plus au nord, l’Aveyron, pourtant peu pollué
et vierge de grands ouvrages, ne se hisse pas aux premières places pour la
pratique du canoë et du kayak. Entrecoupé de petits moulins et de chaussées
presque toutes franchissables, coulant dans une nature sauvage, l’Aveyron ne
manque pourtant pas de charme. Malheureusement, depuis 1975,quelques microcentrales subsistent et assèchent le lit de la
rivière, ne lui restituant son eau que
plusieurs centaines de mètres en aval.
Reste le
Viaur
haut
et
bas le grand affluent rive gauche de l’Aveyron. Si on ne lui ponctionnait
pas ses eaux dans les retenues de Pont-de-Salars, Bage et Pareloup, pour les
restituer ensuite au Tarn ce serait à coup sûr une des plus belles et des plus
sauvages rivières de France. De ce fait, la partie haute entre Monteillets et
Granfuel n’est faisable qu’à la fin de l’hiver ou au tout début du printemps.
Restent les superbes gorges de Cougorbes entre Tayac et Navech ainsi que celles
de Flauzin, plus en aval, entre Port de Besse et la Garde Viaur. On peut les
descendre au printemps pour la première et toute l’année pour la seconde, grâce
au barrage de Thuriès qui turbine toute l’année.