ll y a, hormis la marche à pied sans ou
avec âne*, une autre façon de visiter cette magnifique région des
Cévennes : c’est la descente en canoë ou en kayak de ses plus
belles rivières.

Le viaduc de Millau (photo Doris Kibart)
Côté Méditerranée le principal bassin est
celui du
Gard (2 065 km²) dernier affluent du Rhône avec ses nombreuses ramifications venant
des Gardons. Beaucoup de petites rivières finissent par
faire beaucoup d’eau, si bien que les pluies cévenoles engendrent parfois des
crues foudroyantes après les sécheresses de l’été dans les basses gorges du Gard.
Ces dernières ne sont suivies d’aucune
route ni de chemin ; relativement profondes, elles forment un couloir magique
et sauvage qui se termine par le plus célèbre et le plus admirable de tous les
anciens ponts. Côté atlantique se trouve la partie haute du
bassin du Tarn, principal affluent de la Garonne (15 700 km²).
A Pont-de-Montvert, le Tarn, qui peut se descendre en canoë sur plus de 300 km
a déjà perdu plus de la moitié de son dénivelé et n’est plus qu’à 875 m
d’altitude. Moins profondes que celles du Verdon et moins sauvages que celles
de l’Ardèche, les gorges calcaires du Tarn aux eaux claires n’en sont pas moins
majestueuses.
*
Pour bien comprendre l’histoire de l’homme dans les Cévennes ne pas manquer de
lire le livre écrit
par Robert Louis
Stevenson
‘’ Voyage avec un
âne dans les Cévennes’’.
Cela se passe en 1878.
* Découvrez la vallée des Gardons et ses admirables panoramas à bord d'un authentique train à vapeur du début du siècle reliant St Jean du Gard à Anduze du 1er avril au 1er novembre