Défense du patrimoine de l'eau vive
1)Le parcours touristique de 25 kilomètres classe I II entre Russan et le pont du Gard dans les magnifiques gorges du bas Gard prouvent s'il en était besoin qu'il est nécessaire d'établir un texte législatif améliorant la sécurité sur les rivières. Au milieu de ce parcours, la traversée du charmant petit village de Collias est barrée par le seul barrage de ce parcours. Il n'est en général pas franchissable en raison de blocs de rochers anguleux qui encombrent toute la largeur du barrage. Rive gauche, il y a cependant un bras du Gard qui permettrait de contourner le barrage. Il pourrait être facilement aménagée en glissière mais la passe, engageante au départ, se termine par des poutres métalliques extrêmement dangereuses barrant le passage. Cet exemple montre, s'il en était besoin, l'urgence d'établir un texte législatif cessant de privatiser le lit de la rivière au bénéfice des propriétaires sur les petites rivières dites « non aménagées » et à fortiori sur les parcours « touristiques ». C'est seulement après établissement de ce texte qu'il sera possible d'effectuer les travaux qui s'imposent en urgence. Il n'est pas nécessaire que cette "non privatisation" du lit majeur de la rivière et de ses berges soit imposée à l'ensemble de son cours mais au moins pour tous les points singuliers comparables à celui-ci. Particulièrement lorsque des centres de location de canoë et de kayak sont implantés à proximité du danger.