Les facteurs de sécurité
Bien sûr une technique appropriée est un bon
facteur de sécurité, mais seulement complémentaire.
Une bonne technique ne peut s'exprimer que si l'on a souscrit aux conditions préalables.
Exemples :
·
On manœuvre mal un bateau qui fait eau ;
·
On esquimaute mal si on grelotte depuis un quart d'heure ;
·
On souffre et on perd sa lucidité et une partie de son potentiel
d'énergie si l’on s'est mal alimenté, même si l'on tenait parfaitement le
rythme et la pagaie dans la première partie du parcours.
Attitude et comportement
ü
Répartir les équipiers de façon équilibrée ;
ü
Ne pas surestimer ses possibilités ;
ü
Savoir renoncer est une forme de courage
ü
Ne jamais naviguer seul
ü En cas de dessalage, esquimauter et ne pas sortir du bateau sauf si :
–
Le bateau est coincé et non retournable
–
Le bateau est en cravate et gîte vers l’amont
–
Le bateau est plein d'eau
Un équipier ne doit jamais être perdu de vue
par ses camarades de descente.
Règle trop importante pour être oubliée : il
faut savoir nager.
Dans les années 60, un moniteur se plaignait
qu'on lui retirait des élèves en instituant l'obligation de savoir nager pour
suivre des cours de canoë. La réalité dépassant la fiction! Oui, il faut savoir
nager. Sans être un champion, il faut aimer se baigner, nager avec un minimum
d'aisance, plonger, aller toucher le fond de la piscine, la traverser en large
en apnée sans effort exceptionnel.
C'est tout simple quand on est en bonne santé !
Notion de temps
En montagne, le temps se compte en heures,
quelquefois en jours.
En rivière,
avec un équipier immergé le temps se compte en secondes
Se préparer
Les gestes qui sauvent doivent être connus,
appris, et répétés.
Particulièrement
pour l’esquimautage : le faire et le refaire à
l’entraînement, d’abord en eaux plates puis en eaux agitées.
- Savoir nager en rivière
•
Sur le dos (à une exception près), les pieds
devant, hors de l’eau si possible ;
•
Avec son bateau devant soi ;
•
On ne se redresse jamais et l’on nage jusqu’à la
berge. En arrivant sur des branches ou un arbre on passe à plat ventre, (c'est
l'exception), et on se tracte aussi vite que possible hors de l’eau
- Savoir communiquer
Il est parfois difficile de distinguer la bonne passe de l’amont. Un équipier situé en aval peut aider à prendre la bonne passe à l’aide de la position de sa pagaie ou de ses bras. Les deux pales d’une pagaie de kayak peuvent avantageusement être de couleur différentes : Lorsque la rouge est levée cela doit inciter à la prudence. Une pagaie levée est souvent bien vue de l'aval. Elle peut indiquer de quelque coté se trouve la passe ou déconseiller le passage.
.
à gauche
à droite tout
droit arrêt – stop