COMPORTEMENT SUR L'EAU
Pour
la raison exposée en préambule, il est formellement exclu de naviguer seul.
Jamais, en aucun cas, un équipier ne doit être perdu de vue par ses camarades
de descente.
Le groupe doit comporter des participants à peu près de même
force.
Le plus expérimenté est en tête, le plus fort ferme la marche, ou le
canoë bi s'il y en a un.
Il faut reconnaître en effet que le canoë biplace est
le plus apte à porter secours.
Le
groupe peut être scindé en plusieurs sous-groupes de vitesse différente, ou
parce que le groupe est trop important pour naviguer de concert (crainte de se
gêner).
Les regroupements se feront à l'aval de chaque obstacle marquant si
chaque sous-groupe comporte un responsable.
Mais s'il n'y a qu'un responsable, le regroupement se fera en amont de
l'obstacle.
L'autorité
du participant le plus expérimenté, ou de l'ayant droit responsable, n'est
contestée à aucun moment.
Celui-ci agit avec la sagesse et la prévoyance
incombant à sa situation.
L'allure
des présumés plus faibles est surveillée constamment.
Elle règle la marche et
la manière de faire du groupe.
En
cas de dessalage, le naufragé ne doit pas quitter son bateau retourné, mais
s'en servir comme engin de flottage, le guider et regagner la rive la plus
proche ou la plus abordable le plus vite possible.
Il ne doit en aucun cas
marcher au fond de la rivière, mais nager en s'appuyant sur son bateau, ou
nager énergiquement vers la rive s'il a lâché son bateau.
Il ne prendra pied
que tout près de la rive, en ayant si possible une prise sur elle (arbre,
rocher).
Bien
sûr, l'apprentissage de l'esquimautage, assez facile en kayak et en C1 est plus
difficile en C2, il demande un bon entraînement pour être pratiqué à tout
moment en eaux vives, il est le moyen le plus sûr de se sortir d'un mauvais
pas.
C'est un investissement extrêmement valable pour sa sauvegarde et celle de
son bateau.
Pour les tout débutants, un apprentissage du dessalage n'est pas à
négliger et permet de vérifier le sang-froid de l'élève.
L'esquimautage
est aussi le moyen d'espérer progresser dans de bonnes conditions.
Mais sa
pratique acquise n'autorise absolument aucune imprudence, et l'on doit naviguer
comme si l'on n'esquimautait pas.
En 1949, le meilleur esquimauteur français;
et promoteur de l'esquimautage, s'est noyé dans un pied de barrage que l'on ne
devait pas sauter !

Il n’y a pas que la piscine pour apprendre à esquimauter
Il faut surtout retenir: ne jamais naviguer seul, ne jamais être perdu
de vue.
Bien que les principes de sécurité concernent surtout la pratique en
rivière, ce précepte doit être observé aussi par les athlètes de la course en
ligne à l'entraînement.
J'allais oublier une chose il faut savoir nager. Non je ne pouvais l'oublier
car, dans les années 60, un moniteur se plaignait qu'on lui retirait des élèves
en instituant l'obligation de savoir nager pour suivre des cours de canoë.
La
réalité dépassant la fiction, je précise oui, il faut savoir nager.
Sans être
un champion... il faut aimer se baigner, nager avec un minimum d'aisance,
plonger, aller toucher le fond de la piscine, la traverser en large en apnée
sans effort exceptionnel...c'est tout simple quand on est en bonne santé !