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Un
barrage peut, plus souvent que ne le fait une chute
naturelle, :
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1 Lorsque le barrage est en pente (déversoir),
l’eau s’écoule normalement en bas de la chute et il n’y a pas de risque quand
le débit est faible ..
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Un barrage très bas peut être aussi dangereux
qu'un barrage haut, voire même plus dangereux, car on le distingue moins bien
de l’amont alors que le rappel est encore plus puissant. |
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Un barrage peut se franchir, toujours après reconnaissance pédestre,
si un membre du groupe l'a déjà sauté lors de précédentes sorties et
reconnaît que les conditions sont les mêmes. On peut aussi admettre le saut
lorsqu'il est reconnu possible par le responsable du groupe. Dans ces deux
cas, celui qui passe le premier est celui qui a pris la responsabilité et Ies
autres bateaux attendent la fin complète du passage.
Le
saut est prohibé si le moindre rappel se présente ou si l'eau est émulsionnée
(blanche) au pied du barrage, ou pour tout autre raison laissant planer un
doute. Le saut d'un barrage n'est pas un exploit. Quiconque sait diriger un
bateau peut le réussir. L’abstention, si l'on n'est pas sûr à 100% des bonnes
conditions de franchissement, est la solution impérative. Pour
un franchissement à pied par la rive, le responsable du groupe qui a reconnu
le barrage choisit un point
d'accostage favorable et attend les bateaux qui se présentent un à un et sont
hissés sur la berge. Le
passage à la corde peut être envisagé si le lieu s'y prête et si chaque
bateau est muni de bosses suffisamment longues à
chaque extrémité L'autre
grave danger est l'obstacle en plein courant formé par des bouchons de
branches ancrés sur des souches, ou des troncs barrant la rivière. L’obstacle
doit être reconnu et son passage traité comme celui d'un barrage. Ce qu’il faut absolument
retenir
:
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- Pas d'approche d'un pied de barrage, après
rembarquement, mais éloignement sûr et rapide.
-
- En cas de tentative de sauvetage, tout homme
pénétrant dans un rappel ou une zone branchue doit être solidement encordé.
Le barrage à clapets Les
barrages permettent de maintenir toute l’année le niveau d’eau nécessaire à
la navigation et à l’alimentation en eau. Sur les grands fleuves, signalisation ou pas*, il
est important pour la sécurité de ne pas s’approcher des barrages à clapets,
Les deux photos ci-dessous prisent de l’aval et
de l’amont montrent un barrage à 3 clapets sur la Seine. *celle-ci est parfois inexistante, |
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Vue
de l’amont
Vue
de l’aval
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La position du clapet
peut changer en quelques instants et a une influence
déterminante sur la façon dont l’eau s’écoule.
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1 Le clapet (en noir) est
généralement motorisé par un vérin alimenté par une micro-centrale
hydraulique*. Ce vérin travaille en tirant et peut positionner le clapet avec
une grande précision.
La position intermédiaire
2 est extrêmement dangereuse en raison d’un rappel très important. Une
embarcation qui se laisserait entraîner dans cette zone en venant de l’amont
ou de l’aval serait irrémédiablement prise dans le rappel sans
aucune chance d’en sortir.
Lorsque le clapet est en
position basse 3
la rivière retrouve son cours naturel.
* La motorisation est
parfois assurée par un treuil à chaîne |
Les chutes naturelles
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Une chute naturelle
est généralement moins dangereuse qu'un barrage artificiel.
Le passage d'une chute
est plus une acrobatie qu'une figure. Une chute doit toujours être reconnue
avec soin au cas où il y aurait une barre rocheuse ou un rappel dans la zone
de réception. Bien qu'une chute naturelle soit dans la grande majorité des
cas beaucoup moins dangereuse qu'un passage artificiel il faut être
extrêmement vigilant. Lors de la présentation
en haut d’une chute, basculer votre corps vers l’arrière en tirant vos genoux
vers le haut et en levant vos bras. En procédant
ainsi, l’embarcation arrive obliquement ou même à plat en bas de la chute et
ne pique pas profondément dans le remous diminuant ainsi les risques
d’accident si la pointe se plantait dans le fond de la rivière. Newton nous a appris que
si l’on tombe de 6m au lieu de 2m, on n’arrive pas en bas 3 fois plus vite
mais ‘’seulement’’ 1,73 fois plus vite. Si l’on devait rencontrer une
barrière rocheuse immergée à la réception, l’énergie provoquée par le choc
serait par contre, 3 fois plus importante. Le cale-pied qui joue un rôle
d’amortisseur sur les kayaks ne peut en aucun cas emmagasiner une telle
énergie. Quand on lit les
commentaires de Josef Haas dans son magnifique livre La Corse un
paradis de l’eau vive, on ne peut s‘empêcher de penser à
l’importance de l’expérience dans la descente des rivières sportives de très haut
niveau. Sur les rivières pour kayak extrême et à partir d’un certain niveau de difficulté, particulièrement dans les chutes, la définition de l’expérience faite par Detoeuf* dans O. L. Barenton Confiseur, et dont j’ai pu vérifier le bien-fondé, n’est absolument pas valable. On doit s'abstenir de sauter quand on a un doute et c’est la seule attitude raisonnable à adopter. Concernant le saut des hautes chutes, il n’y a pas de petites erreurs; une erreur est toujours une grosse erreur et la plupart du temps elle ne peut pas être répétée (tassement de vertèbres, fracture des membres inférieures)
*La véritable expérience est secrète. Elle
naît des petits incidents de tous les jours, des erreurs répétées, des petits
succès renouvelés qui, par leur nombre, marquent les lois auxquelles se
soumet l’habitude. Elle n’est pas pensée, mais vécue. Detoeuf |
Il faut une grande
expérience pour décider de sauter une chute comme celle de la photo
ci-dessous...
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Commentaires de Josef Haas dans |
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En lisant Josef Haas, on comprend que ce
qui fait l’expérience dans ce domaine est un intime contact avec la rivière,
un esprit d’observation aiguisé et un moral à toute épreuve. Seul
"voler est plus beau", certes, mais renoncer est aussi une forme de
courage, comme en alpinisme. |
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Il
arrive que la rivière disparaisse sous un amas de rochers pour réapparaître en
aval. On appelle cela un siphon.
Lorsqu’une rivière tourne brutalement on parle de drossage. Au fil des siècles la rivière peut creuser la berge extérieure par érosion. Lorsqu’une embarcation s’engage dans un tel passage, elle peut se faire plaquer (on dit drosser) contre la paroi sur l’extérieur du virage, ce qui peut présenter un danger dans le cas où l’embarcation ou le pagayeur serait coincé dans cette cavité sous le niveau d’eau. Un drossage creux peut être plus dangereux par basses eaux que par hautes eaux comme le montre la figure ci-dessous, en effet par hautes eaux, la cavité est sous le niveau de l'eau et le bourrelet formé par la paroi verticale lorsque l’eau vient buter sur celle-ci repousse l’embarcation alors que par basses eaux, la cavité est proche de la surface et l’absence de bourrelet peut aggraver le risque de se faire coincer.
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Drossage vue de dessus ) |
Les risques de cravate
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Il peut y avoir des rétrécissements dans le lit de la rivière. Si par suite d'une fausse manoeuvre en amont le bateau ne se présente pas dans l'axe, il peut se faire coincer en travers de la passe. Cette mésaventure n'est généralement pas grave pour le pagayeur qui est éjecté de l'embarcation. Elle peut l'être pour l'embarcation qui risque de se briser. Une assistance de la rive est nécessaire pour dégager une des deux pointes. (Choisir rapidement celle qui est la plus facile à dégager). Les astuces et le bon sens ou comment sortir un bateau d’une cravate : |
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1.
Avec une corde avec ou sans mouflage · En cas d’échec essayez de tirer dans une autre direction
·
Tirer
malin, tirer "bourrin" il faut choisir 2. Sans corde dans l’eau · En soulageant une pointe à 1 ou 2 En tirant sur une hiloire à partir du rocher |
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4) Les autres risques
Les coincements
Ils
peuvent se produire contre un rocher lorsque la pointe avant du bateau est
bloquée en bas d’une chute,
contre un arbre tombé en travers de la rivière, dans un siphon ou un drossage
creux..
Les chocs : Le visage doit être protégé contre ceux-ci par un casque
Le froid : Risque d’hypothermie, dans l’eau froide la température du corps diminue très vite
Les crues : Une crue augmente le risque de rappel
Le vent : Il peut déséquilibrer la pagaie et augmente la fatigue sur les longs parcours lorsqu’il souffle de face
Les autres bateaux
Pieux ou amas de branches au milieu de la rivière