Va-t-on réécrire l’histoire ?

 

J'espère que cette incroyable image du Monde de janvier 2008 ne date pas d'hier.

La prodigieuse aventure du siècle dernier n'appartiendrait-elle pas au passé?

Dans les années cinquante la production électrique était assurée uniquement par la production hydroélectrique. Les énergétivores que nous sommes ont fait que le nucléaire représente maintenant 80% du besoin français en électricité. Les barrages hydroélectriques ne produisent plus maintenant que environ 10% de nos besoins. Il est probable que nous ne construirons plus maintenant en France de grands barrages voûte comme celui représenté sur cette figure. Nous avons déjà équipés pratiquement tous les sites qui pouvaient l'être. On peut d'autre part penser que l'énergie potentielle extrêmement importante contenus dans les retenus de ces grands barrages suffit largement à l'EDF pour éviter le décrochage du réseau électrique européen. Cela d'ailleurs peut-être au détriment de la sécurité en aval de ces barrages, tant la demande peut être pressante. L’image ci contre doit donc plus être considérée comme la réclame d'un "bon produit" pour les pays émergeants, particulièrement ceux ayant des régions montagneuses qui acceptent de sacrifier quelques unes de leur plus

grosses rivières et les saumons qui vont avec. Cette solution est à l'évidence préférable pour notre couche d'ozone  à une production électrique assurée par des turbines à gaz ou au charbon. Mais ne nous voilons pas la face, la demande française en électricité va encore croître inexorablement. On ne peut raisonnablement demander au nucléaire de tout assurer.

Il devient urgent de dissocier les énergies électriques et thermiques. De ne pas convertir la première vers la deuxième si le "rendement" n'est pas bon. Une pompe à chaleur sur nappe qui peut générer 5 voir 6 kWh thermique pour 1 kWh électrique à un bon "rendement". Par contre une résistance électrique qui converti sensiblement 1 kWh électrique en 1 kWh thermique à un mauvais "rendement".

Heureusement les solutions ne manquent pas. Le solaire voltaïque pour l'instant quantité négligeable en est une, les hydroliennes en est une autre.