La PAC aquathermique et notre environnement
La pompe à chaleur à eau sur nappe libre participe à l’amélioration de notre environnement et à la production d'énergie dite "positive".
Ceci pour les 5 raisons suivantes :
1) Bilan CO2 et action sur le climat :
Son action est pratiquement neutre, l’énergie électrique consommée pour alimenter le compresseur de la PAC provient en France du nucléaire, méthode de production qui génère peu d’effet de gaz à effet de serre. Avec un COP moyen de 4 le tableau ci-dessous montre que la pompe à chaleur sur nappe génère donc environ 10 fois moins de CO2 (dioxyde de carbone) que le fioul et 5 fois moins que le gaz
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Energie |
Fioul |
Gaz Naturel |
Electricité directe |
Pompe à chaleur |
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Grammes de CO2 par kWh produit |
466 |
242 |
180* |
180/COP* |
*Source Ademe et MEDAD (ce coefficient dépend de la chaîne énergétique utilisée pour générer l'électricité).
2) Aspect énergie renouvelable
Le terme renouvelable n’est pas usurpé puisque la proximité de la rivière assure la pérennité du débit pompé dans la nappe libre elle même en communication avec la rivière. Le bilan est donc largement positif puisque l’énergie thermique produite est largement excédentaire par rapport à l’apport d’énergie électrique consommée (en pratique 4 à 5 voir 6 fois supérieure).
3) Le système est pratiquement en auto suffisance
En effet, le débit aspiré à la source froide est rejeté dans la nappe et le dispositif ne consomme ni ne brûle aucun combustible. La dépendance vis à vis de l’électricité ne devrait pas être un obstacle si la France maintien son niveau de sécurité au niveau du nucléaire. De plus on peut espérer que la dépendance vis à vis de l’uranium enrichi va diminuer avec les centrales nucléaires nouvelles générations.
4) Toxicité
Le
bilan est globalement très positif. La pompe à chaleur joue un rôle favorable au
niveau de la dépollution du sous sol en rejetant une eau plus froide dans le
sous sol. L’eau rejetée est généralement filtrée par le constructeur de la PAC.
Les pouvoirs publics pourraient imposer un filtre additionnel arrêtant les
produits phytosanitaires compte tenu de leur nocivité prolongée dans notre
sous-sol et il appartient aussi aux constructeurs fabricants ce type de pompe à
chaleur d’être vigilant sur la séparation des fluides caloporteur et de l'eau de
la source froide. Les échangeurs à contre courant prévu dans le condenseur de la
pompe à chaleur peuvent avantageusement être des échangeurs à plaque. Le risque
de pollution de la nappe phréatique est moindre comparativement aux pompes à
chaleur à capteurs horizontaux et eau glycolée habituellement vendu en France,
particulièrement depuis les nouvelles générations de fluides caloporteurs non
toxiques.
5) Biodiversité
Ce dernier filtre pourrait participer à recréer la chaîne alimentaire bien déficiente du sous sol alluvionnaire de nos rivières. A condition toutefois que les cartouches soient renouvelées en temps utile (surveillance de l’encrassement). Nous avons mis trop de temps à réaliser qu’il était préférable de supprimer les causes de la pollution plutôt que d’investir dans la dépollution. C’est la raison pour laquelle il faut maintenant réparer les erreurs passées.
Une pompe à chaleur aquathermique de
450 kW
Voir le livre de Maximilien Rouer et Anne Gouyon
« Réparer la planète » des éditions JCLattes page 234