Figures explicatives
Dans les 3 cas de figures ci-dessous, le principe de la conservation de l'énergie
permet de comprendre que le système formé par la pompe à chaleur et son dispositif
externe envoi du froid vers l'air environnant ou vers le sous sol. Ce transfert
thermique revient à envoyer de la chaleur vers l'habitation. Le rendement du
dispositif appelé aussi COP est meilleur lorsque la température de la source
dite froide
(L'air, le sol ou l'eau contenu dans celui-ci) est proche de celle
de la source dite chaude
( la température à l'intérieur de l'habitation)
| Aérothermie |
Géothermie |
Aquathermie |
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Technique de l'air (COP de 2,5*) |
Techniques utilisant le sol (COP de 3,5 à 4) |
Technique utilisant l'eau (PAC sur nappe) |
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Le rendement des pompes à chaleur aérothermiques (dite aussi à air) s’améliorent lorsque la température extérieure est plus clémente. (voir ci-dessous). On peut améliorer le COP de la pompe à chaleur en faisant circuler préalablement l'air externe dans le sol pour le réchauffer. On se demande d'ailleurs pourquoi les techniques telles que le puits canadien ou provençal ne sont pas associées plus souvent aux PAC à air. Ne pourrait-on pas utiliser l'air chaud et pollué du métro parisien afin d'améliorer de façon significative le COP de la pompe à chaleur tout en régénérant l'air bien polluée qui s'y trouve. |
Dans les villes ou le terrain est rare et le bâtiment situé à proximité de l’exhaure et du rejet on peut envisager la solution géothermie superficielle avec forage vertical plutôt que horizontal. Cette solution présente l'avantage d'éviter tout risque de tassement éventuel du sous-sol avec modification de l’assise profonde des édifices pouvant en résulter. Alors que la grande conductibilité des métaux est un handicap important pour le transport de l'énergie thermique, elle devient au contraire un avantage important pour augmenter le flux thermique venant du sous-sol et diminuer ainsi le nombre de puits de forage et les frais correspondants. Voir par exemple la capacité très importante du cuivre à transmettre la chaleur. Pour éviter le gel, du glycol est ajouté à l'eau dans le cas de la géothermie à l'horizontal. La température de la source froide étant plus élevée dans le cas du forage vertical le risque de gel est plus faible et le rendement amélioré par rapport à la disposition horizontale |
Le mode de chauffage par pompe à chaleur sur nappe libre, du fait de la grande chaleur spécifique de l'eau et de sa température de l'ordre de 12°C est le mode de chauffage idéal pour réduire les frais d'exploitation. Dans ce cas, l'eau de la nappe phréatique ou de la rivière est pompée directement et renvoyée vers la pompe à chaleur avant d'être rejetée dans la nappe ou la rivière. Les habitations situées en bordure de la mer dans les marinas ou proches d'un lac peuvent tirer profit de la présence de l'eau à proximité. On peut aussi tirer avantage de la proximité de son habitation par rapport à la rivière dans les zones de plaines en utilisant ce type de PAC . Particulièrement en ville, lorsque le pompage et le rejet est proche de l'habitation, une étude de faisabilité par un spécialiste en hydrogéologie peut être souhaitable pour rassurer le maître d’œuvre sur le risque éventuel de réduction de la capacité portante du sol à l’aplomb de l'habitation.. Très intéressante du fait de son bon rendement, cette solution doit donc faire l'objet d'une étude de mécanique des sols tenant compte du rabattement à proximité de l’exhaure ou inversement de la surélévation de celle-ci à l’emplacement du rejet
|
La pompe utilisant l'eau a le meilleur rendement par temps froid pour la raison que la température de l'eau pompée reste sensiblement
indépendante de la température extérieure.

Dans le cas des
pompes à chaleur aquathermiques, une partie du débit
pompée à l'exhaure peut provenir de la rivière
L'abaissement de la surface piézométrique à l'emplacement du pompage diminue la
teneur en eau à cet endroit.
Performances d'une pompe à
chaleur
Une bonne compréhension des machines thermiques passe par l’étude du cycle de Carnot.
Ce cycle étudie les échanges thermiques d’un fluide parfait entre deux isothermes et deux adiabatiques. (voir figure ci-dessous)
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Le cycle peut se dérouler dans le sens horaire ou inversement.
La surface comprise entre
ces 4 courbes représente l’énergie mécanique Wm que la machine produit ou reçoit. Lorsque le cycle se déroule dans le sens horaire, la machine thermique classique (locomotive à vapeur ou centrale thermique) transforme en énergie mécanique un pourcentage de l'énergie thermique transportée de la source chaude vers la source froide, égal idéalement à 100x(Tc - Tf)/Tc appelé improprement rendement théorique maximum
Lorsque le cycle se déroule dans le sens antihoraire la machine thermique fonctionne alors en machine frigorifique (pompe à chaleur) et l'énergie thermique est transportée de la source froide vers la source chaude. Pour assurer le déroulement du cycle, la pompe à chaleur reçoit de l'énergie mécanique (en pratique le compresseur délivrant cette énergie est le plus souvent entraîné par un moteur électrique). |
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Considérons la machine thermique dans ce dernier cas.
Avec des températures en °F aux sources chaude et froides suivantes Tc température source chaude, Tf température source froide
On a d’après l’équation des gaz parfaits Wc = PcVc = RTc et Wf = PfVf = RTf où R est la constante universelle des gaz parfaits ( 8,314 472 J·K-1·mol-1)
Le principe de la conservation de l'énergie permet d'écrire que Wc = Wm + Wf
(en d'autre terme au cours d'un cycle, l'énergie thermique envoyée par la pompe à chaleur vers la source chaude est égale à celle reçue par celle-ci en provenance de la source froide majorée de l'énergie mécanique nécessaire à l'élaboration du cycle)
L’énergie mécanique fournie par le compresseur est donc égal à Wm = Wc - Wf = = PcVc - PfVf = R (Tc - Tf)
Et le COP représentatif du rendement de la pompe à chaleur est égal à COP = PcVc / Wm = Tc / (Tc - Tf)
Application numérique dans le cas de l'aquathermie lorsque la température de la source chaude Tc varie
Calcul théorique effectué
pour une température donnée à la source froide de Tf
= 10 °C (ou 283K)
On constate que le rendement de la machine thermique change selon la température à la
source chaude Tc
|
Température source chaude Tc |
||
|
Centigrades |
Kelvin |
COP théorique |
|
30°C |
303K |
15,2 |
|
40°C |
313K |
10,4 |
|
50°C |
323K |
8,1 |
|
60°C |
333K |
6,7 |
La théorie des gaz
parfaits conduit à des résultats optimistes qui ne sont malheureusement pas
atteint dans la pratique.
Les COP réels tenant compte des imperfections du cycle sont plus faibles.
Le rendement réel est
probablement affecté par une mauvaise isolation, des frottements, le fait que
les deux transformations dites adiabatique ne le sont pas totalement, le mode de
régulation adopté pour la pompe à chaleur. Toutes ces raisons peuvent expliquer
pourquoi les COP obtenus dans la réalité sont sensiblement divisés par deux. Les résultats
ci-dessus corroborent ceux de la formule
COP = 1/(1-1/(Tc/Tf)
= Tc / (Tc - Tf) diffusée
dans
"La rivière et l'énergie" et
aux valeurs de rendements diffusées par l’Ademe .
Ces résultats mettent en évidence que le COP s’améliore lorsque la température de la source chaude est proche de celle de la source froide
Le diagramme de Mollier et les figures ci-dessous permettent aussi de mieux comprendre le fonctionnement d'une pompe à chaleur.
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Lorsque la température de la source chaude (condenseur) est proche de la température de la source froide (évaporateur), l'énergie mécanique fournie par le compresseur est plus faible et le COP (énergie frigorifique / énergie mécanique)est plus élevé. En raison du principe de la conservation de l'énergie , l'énergie totale (enthalpie) est égale à la somme des énergies frigorifique et mécanique. |
Lorsque la
différence entre la température de la source chaude (condenseur) et
celle de la source froide (évaporateur) augmente, l'énergie mécanique
fournie par le compresseur augmente également et le COP (énergie
frigorifique / énergie mécanique) est moins bon.
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La figure de gauche donne une idée des rendements que l'on peut escompter avec une pompe à chaleur moderne en fonction des températures d'évaporation (température de la source froide) et les températures de condensation (température de la source chaude)
La partie centrale correspond aux pompes géothermiques
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