Les mots
clef selon les Lutins thermiques
L'évolution des modes de chauffage dans le domaine de la copropriété et des
immeubles sera différente selon qu'il s'agit d'une construction neuve ou d'une
rénovation dans l'ancien.
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Dans le neuf avec le chauffage individuel ou collectif
Lorsque les
appartements sont correctement isolés les uns par rapport aux autres dès
l’origine de la construction le chauffage individuel est une façon
drastique de diminuer le gaspillage et de l’affecter en totalité à celui
qui en est la cause.
Cela serait aussi
l’occasion d’établir plus d’équité dans la façon dont les tantièmes
fixes ou variables de chauffage sont établi dans les règlements de
copropriété pour définir la consommation individuelle de chaleur.
L'objectif du grenelle de limiter à 50 kWh/m²
la déperdition moyenne annuelle des logements neufs d’ici 2012 peut,
s'il est respecté, provoquer une modification des modes de chauffage
dans la construction neuve.
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Dans l'ancien avec le chauffage collectif
Lorsque la majorité des copropriétaires d'un immeuble ancien manifeste par vote sa volonté de profiter des avantages d'une chaufferie à base d'énergie renouvelable style solaire thermique ou pompe à chaleur à eau de nappe, les solutions techniques adoptées concernant l'isolation et les travaux en chaufferie ne peuvent être que collectives. Cela signifie que la mise en œuvre d'une telle solution ne peut se faire que si la notion de "partie privative" est bannie du vocabulaire et s'efface devant l'intérêt de la collectivité. Choisir ce mode de chauffage pour bénéficier de ses avantages lors d'un vote en AG signifie que certains comportements nouveaux pourraient être recommandés par le conseil syndical dans l’intérêt commun. (voir page 43). Qu’il s’agisse d’un chauffage individuel par radiateur électrique dans le neuf ou d’un chauffage collectif par pompe à chaleur aquathermique, profiter de la négociabilité des tarifs de l’électricité engendrée par la libre concurrence de l’énergie est une bonne chose. Pourquoi ne pas confier aux Syndics, qui sont souvent en charge de nombreux immeubles, la tâche de regrouper leurs achats d'électricité comme ils le font d’ailleurs probablement pour le fioul. ils pourraient obtenir des rabais importants. Les compteurs pourraient être relevés par une personne mandatée par le Syndic.
1)
Les isolants minces multicouches réflecteurs
agissent préférentiellement sur le déperditions thermiques du type rayonnement
et convection alors que les isolants épais traditionnels ( voir tableau page 85)
agissent surtout sur la conduction. Ils sont 3 à 5 fois plus minces que les
isolants épais traditionnels à efficacité équivalente.