Ne pas dépenser plus maintenant pour dépenser beaucoup moins plus tard

 

Phrase curieuse, pourtant, lisez ce qui suit.

Lorsque j'ai expliqué aux lutins thermiques que les copropriétaires de notre immeuble avaient « tirés » sur les prix pour la qualité des isolants thermiques utilisés dans l’isolation de leur immeuble, il m'ont clairement expliqué que cela n'était pas de leur intérêt. Le calcul prouve selon eux que le montant des dépenses supplémentaires qu’il est nécessaire de supporter en regard des économies de combustible fossile qui en résulte est faible. Il m'ont expliqué que c'est en partie pour n'avoir pas respecté ce conseil que les copropriétaires de cet immeuble ont vu leur pouvoir d’achat s’amenuiser petit à petit. Il m'ont dit que la même conclusion s’appliquait pour les investissements plus importants tels que la remise à niveau thermique complète d’un immeuble englobant les travaux d'isolation puis les travaux en chaufferie. Ils ont formulé le jugement suivant pour ce qui concerne notre immeuble qui "brûle" 150 m3 de fioul par an,

 

En attendant 10 ans avant d'installer une nouvelle chaufferie à base d'énergie renouvelable, c'est une dépense de 1 500 000 € qu’il faudra que cette copropriété consente pour l'achat du combustible en supposant que l’accroissement du prix du fioul  ne soit que de 7% par an. Ils m'ont fait observé que le fioul vient d’augmenter de plus de 30% en mars 2008.  Le montant du remboursement mensuel d'un prêt à long terme à taux préférentiel voir nul pour les logements sociaux (10 ans) destiné à financer l’isolation et une nouvelle chaufferie à base d'énergie renouvelable est sensiblement inférieur au coût du fioul consommé en moyenne par mois. De ce fait, leur charges n’augmenteraient pas pendant la période de remboursement de l’emprunt et après 10 ans, leur pouvoir d’achat augmenterait brutalement de près de l'ordre de 2000 EUROS par an et par appartement dans le cas d’une chaufferie constituée par une pompe à chaleur sur nappe.

 

Il s'inquiètent du suivi qui va être donné par le Parlement au projet de loi qui va lui être soumis en juin et qui est relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement  

L'article 5 page 4 concernant l’urbanisme) a particulièrement retenu leur attention. Ils pensent que ce texte corrobore leur propre conclusions :

 

V. Afin de permettre une rénovation énergétique accélérée du parc résidentiel existant, l’Etat mettra en place des actions spécifiques incluant notamment un ensemble d’incitations financières destinées à encourager et accélérer la réalisation des travaux. Il est notamment prévu que l’Etat favorisera la conclusion d’accords avec le secteur des banques et des assurances pour développer le financement des investissements d’économies d’énergie grâce aux produits futurs des économies réalisées ; ces accords prévoiront la mise en place de prêts aux particuliers dont les caractéristiques financières permettront le remboursement des annuités d’emprunt au moyen des économies d’énergie réalisées.

 

Ils espérent que l’état saura trouver les mécanismes financier et "convaincre" les banques de  l’intérêt de l’enjeu.

Une forme de spéculation différente et à leur sens plus utile pour la société que celle parfois pratiquée par certaines banques.

Accès à un tableau d ‘évaluation des dépenses à envisager selon les solution pour un gros immeuble ancien