Fioul domestique et environnement

Ce sont les émissions de gaz carbonique CO2 qui sont pris comme base pour calculer les émissions de gaz à effet de serre lors de la combustion du fioul domestique.

Lors de la combustion, la masse atomique du carbone C égale à 12 conjuguée à la masse atomique de l’oxygène O2 égale à 16 constitue le dioxyde de carbone CO2 communément appelé le gaz carbonique de masse atomique 12+16x2 = 44 . Un calcul simplifié permet donc de dire en première approximation que la masse de gaz carbonique engendrée par la combustion de 1 tonne de fioul domestique est 44/12 = 3,66 fois plus élevée soit de 3,66 tonnes de gaz carbonique. Les valeurs mentionnées par l’Ademe sont encore plus élevées, probablement pour la raison que d’autre gaz polluants sont également émis lors de cette combustion dont le dioxyde de soufre 1) (SO2), le dangereux monoxyde de carbone 2) (CO) et les oxydes d’azote  3) (NOx). En effet, alors que la capacité de nuisance en terme de gaz à effet de serre du CO2   est de 1 celle du protoxyde d’azote N2O serait de 296 soit sensiblement 300 fois plus élevé (elle ne serait « que de » 21 fois plus élevée pour le méthane CH4 qui constitue pour l’essentiel le gaz naturel)



1)
Le dioxyde de soufre (SO2) résulte de la combustion du soufre contenu dans le fioul domestique. Il est soupçonné d’être à l’origine des pluies acides. Les efforts conjugués des raffineurs, qui réduisent sans cesse la teneur en soufre du fioul domestique, et des constructeurs, qui améliorent les performances des chaudières, ont permis de diviser par 7 les rejets de SO2 dans l’atmosphère au cours de ces 20 dernières années.

 

2) La production de monoxyde de carbone (CO) résulte d’une combustion imparfaite du mélange air/fioul domestique. Ce gaz présente des risques graves d’intoxication et peut même mettre la vie en danger en atmosphère confinée. La production de monoxyde de carbone (CO) résulte d’une combustion imparfaite.

 

3) Les oxydes d’azote (NOx) sont considérés comme des gaz polluants. Ils sont produits lors de la combustion du fioul domestique (ou du gaz) avec une haute température de flamme (au-delà de 1200° C). Leurs émissions, rigoureusement plafonnées par les normes en vigueur, ont été réduites de 80% ces dernières années, notamment avec l’apparition des brûleurs dits «bas NOx ».