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La région du Morvan aurait pu être
incorporée dans le bassin de la Seine et de la Marne et cela aurait été
dommage. Elle a en effet un charme particulier
et
constitue pour les habitants de la région parisienne amoureux du canoë kayak,
une sorte d’exutoire où ils vont volontiers le week-end pour descendre leurs
chers Cure et Chalaux. C'est aussi une région de lacs et de retenues
artificielles favorables à la voile et à la promenade en canoë ou en kayak.
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En 1910, elle a joué un mauvais
tour à la région parisienne avant que son cours ne soit aménagé lorsque à la
suite de précipitations inhabituelles, son débit de 1 300 m3/s est
venu s’ajouter à celui de la Seine et de la Marne. C’est probablement à la
suite de ces terribles crues que l’Yonne a acquis cette mauvaise réputation,
toujours est-il qu’elle est moins pratiquée que ses deux voisines et n’a pas
beaucoup d’amis canoéistes ou kayakistes. Cette désaffection s’explique en partie
par les barbelés, les passerelles basses et les arbres qui barrent son cours et
encombrent son lit.
Par contre, le Cousin, petite rivière
attrayante au régime irrégulier réserve bien du plaisir entre Moulin Simonneau
et Cousin la Roche sur un parcours de 27 km classe II III lorsque le
niveau d’eau est suffisant.
Quant au Serein, rivière tranquille, il porte bien son nom. Il faut dire qu’il
vient de moins haut que ses cousines la Cure et le Chalaux et qu’il allonge son
cours à plaisir dans les granits du Morvan. La pauvreté du débit sur le Serein
s’explique, dit-on, par des pertes insidieuses qui iraient grossir les eaux de
l’Armançon tout proche. Il faut de bonnes pluies pour pouvoir espérer descendre
son parcours de 50 km classe I (2) entre Précis-sous-Thil à Guillon, par
contre la partie basse entre Chablis et son confluent avec l’Yonne est
amusante, solitaire, et souvent faisable jusqu’à fin juin.