Bordées
à l’est par la Vilaine et son
immense bassin de plus de 10;m², les rivières bretonnes sont des rivières de plaine
se jetant pour la plupart directement dans la Manche ou dans l’Atlantique.
Elles ont une vie intense et éphémère. Elles évacuent rapidement les grains
comme les pluies persistantes, sont rarement violentes et ne provoquent
généralement pas d’inondations sérieuses.
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On ne peut parler de la Bretagne sans citer les profondes et mystérieuses rias de l’Ellé ou de l’Odet. Soumises au régime des marées, il faut les descendre, en utilisant le courant du jusant qui draine les bas cours maritimes de ces rias pour profiter de leur forte personnalité. Celle-ci est telle que l’Ellé, après en avoir terminé avec sa section sportive sous les roches du Diable et reçu l'Isole, change de nom à Quimperlé. Pour nous faire comprendre qu’elle n’est plus la même, elle s’appellera désormais Laïta. S'il n'y avait cette pollution qui s'infiltre insidieusement ce serait parfait. |
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Plus
à l’est, le Blavet
et
l’Oust sont les deux
rivières bretonnes qui se disputent la suprématie pour la grandeur du bassin et
la longueur de rivière. L’Oust avec son bassin de 3 000 km² est le plus long
des deux (155 km), mais c’est le Blavet qui a les eaux les plus claires
particulièrement en amont de Pontivy, d’où l’on peut descendre en canoë sur
près de 40 km. En aval de Pontivy le Blavet présente moins d’intérêt et est
navigable sur un parcours de 60 km
comportant 28 écluses. Il faut saluer l’initiative de la Maison de la
rivière sur les bords de l’Elorn qui s’est fixée pour mission le nettoyage
des berges et la conservation du patrimoine constitué par les rivières du parc
naturel d’Armorique à l’extrémité ouest de la Bretagne. Une initiative qui
mériterait d’être imitée un peu partout en France pour sauvegarder notre
magnifique patrimoine.