Le texte
des vidéos sonorisées
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Thèmes |
Nom fichier |
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No1 Débuter |
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No2 en
kayak |
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No3 en canoë |
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No4 La première école de la pagaie |
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No5 L’équilibre en canoë kayak |
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No6 non propulsives en kayak |
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No7 non propulsives en canoë |
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No8 Anthologie des manœuvres non propulsives en
canoë |
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No9 propulsives en kayak |
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No10 propulsives en canoë |
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No11 en kayak |
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No12 en canoë |
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No13 Les préparatifs |
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No14 Le stop ou arrêt contre courant |
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No15 Le départ dans le courant |
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No16 Le bac avant |
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No22 La compétition en slalom |
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No19 Les chutes et les barrages |
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No 20 Les drossages et les siphons |
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No17 de la construction |
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No18 du canoë à voile |
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No 21 De
l’hydroptère |
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Le texte doit être interprété uniquement dans le contexte association figure-texte de la vidéo |
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No1 Débuter en canoë kayak
tout d’abord sur
l’arrière,
puis en remontant
progressivement les 2 mains vers l’avant en engageant la jupette sous
l’hiloire,
enfin en engageant
l’avant de la jupette dans l’hiloire.
Avec
un kayak on utilise une pagaie double à deux pales.
Avec
un canoë on utilise une pagaie simple à une seule pale, la main supérieure
tient l’olive, la main inférieure le manche de la pagaie. Les pales d’une
pagaie de kayak sont généralement croisées à 90° et les deux mains tiennent le
manche.
Elles ne doivent être ni trop rapprochées ni trop éloignées l’une de l’autre
Faut-il
se mettre à genoux ou assis lorsque l’on monte dans son bateau?
La méthode pour monter dans un canoë n’a guère
changée depuis l’origine du canoë en France :
Positionnez votre
pagaie en travers de l’hiloire en appuyant la pale de la pagaie sur la
berge et en pinçant celle-ci avec vos deux mains sur l’hiloire ou sur les
plabords du canoë comme indiqué sur
la figure ci-contre.
Mettez un pied dans l’axe du bateau et transférez le poids de votre
corps sur ce dernier en pinçant avec plus de force votre pagaie.
Mettez-vous à genoux sur les caoutchoucs mousse dans le canoë et
assis au fond pour le kayak.
Une embarcation sans calage est un peu comme une paire de ski sans fixation.
En
canoë, la position assise ne permet pas de faire corps avec son embarcation et
il est difficile de progresser au-delà de la classe I (2) dans cette position.
Le
centre de gravité est plus bas et la stabilité améliorée.
Dès que vous avez positionné vos deux genoux sur les mousses en
caoutchouc collées au fond du canoë, appuyez vos fesses sur le barrot
transversal, le barrot doit être légèrement incliné pour améliorer le confort,
et faites passer les sangles cales cuisses sur ces dernières. La tension des
sangles, à une ou deux boucles, doit être réglée avec modération pour ne pas
gêner l’éjection en cas de dessalage.
Un calage rigide sous forme de barrot pour caler les cuisses ou les mollets
n’est pas recommandé car elle gène l’éjection en cas de dessalage. L’absence de calage interdit
l'esquimautage et ne permet pas de progresser au-delà de la classe II .
Il est plus difficile et contraignant de remonter dans un canoë ouvert qui
s’est retourné, que d’esquimauter un canoë fermé.
No2 La propulsion en kayak
La
propulsion en kayak sur l’eau plate semble très simple puisque l’on pagaie
alternativement à gauche puis à droite. Pourtant, aller en ligne droite n’est
pas toujours facile. En effet lorsque l’on pagaie coté gauche le kayak a
tendance à dériver vers la droite et inversement. L’animation est à peine
exagérée lorsque l’on utilise un kayak court et gironné.
Dans
un premier temps, même si cela n’est pas très élégant, il est possible de
redresser son kayak en laissant traîner la pale de sa pagaie en fin de
propulsion si l’on s’aperçoit que ce dernier s’éloigne trop de la trajectoire
idéale.
La propulsion en marche arrière peut être utile en rivière sportive.
No3
La propulsion en canoë
La puissance de la propulsion en position tchèque avec un seul genou au fond du
canoë est utilisée en eau plate lors des épreuves de course en ligne. Il semble
que la propulsion dans cette position ne comprend que 3 phases, pourtant, en y
regardant de plus près on remarque que celle-ci en comprend en fait 5.
Le
timbre poste émis par les postes françaises pour célébrer la médaille d’or
gagnée en 1952 aux jeux olympiques d’Helsinki par le canoë de Georges Turlier-
Jean Laudet illustre bien la position des pagayeurs en position tchèque.
Lorsque l’on franchi un rapide, la principale
difficulté en descente de rivière est une bonne anticipation de la trajectoire
du canoë permettant de continuer à pagayer sans interruption malgré les remous,
contre courant ou rochers encombrants le lit de la rivière. Observez la
propulsion effectué par Gilles Zok sur son canoë monoplace ou Thiel et Bichat
sur leur canoë biplace à Mérano en 1983. Cela demande une grande expérience et
une grande habileté.
La propulsion en marche arrière, peu utilisée en
rivière sportive est pourtant parfois très utile pour se sortir d’un mauvais pas. La
propulsion débordée est plus souvent utilisée en canoë monoplace que biplace.
No4 Anthologie de la propulsion en canoë
No5 L’équilibre en canoë kayak
En canoë comme en kayak, la stabilité de l’embarcation peut être améliorée en
s’aidant de sa pagaie.
C’est ce qu’on appelle faire un appui. L’appui classique, ou en poussée, le
plus facile à effectuer, utilise le coté de la pale qui ne travaille pas
pendant la propulsion pour prendre appui sur la surface de l’eau. En kayak
comme en canoë, faire les premiers essais en eau calme en prenant appuis coté
droit, puis coté gauche, en ne prolongeant pas le mouvement trop longtemps car
la pagaie à tendance à s’enfoncer sauf à faire des mouvement d’incidence avec
sa pale ce qui est difficile à faire pour un débutant.
Sûre en canoë biplace, la stabilité est moins bien assurée en canoë monoplace
car un des deux cotés n’est pas défendu. Dans la mesure du possible et
particulièrement dans les passages difficiles, il ne faut pas rester trop
longtemps en appui car le canoë, dans cette position défensive, perd de la vitesse.
Lorsque l’on utilise la même face de pale que celle
utilisée pour la propulsion, on parle d’appui en suspension plus difficile à
réaliser. Commencer à s’entraîner en eau calme, en inclinant volontairement le
kayak ou le canoë coté gauche, puis coté droit, en prenant appui sur la surface
de l’eau et en redressant l’embarcation avec les reins et la pagaie
Lors de l’appui en suspension les bras du pagayeur
sont en position haute. Eviter toutefois de trop monter ceux-ci sur l’eau
plate afin que la pale de la pagaie reste bien à plat sur la surface de l’eau
et pour faire moins travailler vos épaules.
Une telle attitude qui paraît exagéré est pourtant courante
en eau vive lorsque l’embarcation est dans un rouleau.
Un entraînement en eaux plates peu éviter un bain
en rivière sportive suite à une faute de gîte.
Très difficile à réaliser, l’appui en suspension
débordé est réservé à une certaine élite.
Bel exemple d’appui en suspension débordée réalisé
par l’équipier avant du célèbre équipage Neveu-Paris deux fois champions du
monde de slalom dans les années 50
No6 Les manœuvres non
propulsives en kayak
Elles sont peu utilisées en rivière sportive ou l’on cherche à aller plus vite
que le courant pour mieux contrôler la trajectoire du kayak. Les deux
principales manœuvres non propulsives en kayak sont :
L’appel latéral sous
la forme d’un seul appel pouvant être pratiqué à l’arrêt ou lorsque le
kayak a de la vitesse’ par rapport au courant, ou éventuellement sous
forme d’un appel du style ‘’godille’’ en faisant jouer l’incidence de la
pale lorsque le kayak n’a pas de vitesse par rapport au courant
L’écart circulaire
arrière pouvant être pratiqué à l’arrêt ou lorsque le kayak a de la
vitesse par rapport au courant.
Cette dernière manœuvre peut être utilisée préférentiellement à l’appel
par le débutant car elle est plus sûre concernant l’équilibre du kayak.
No7 Les manœuvres non propulsives en canoë
L’appel latéral consiste à rapprocher la pale de sa pagaie du canoë pour
déplacer celui-ci latéralement. Il faut apprendre à le faire sur eau plate coté
droit, puis coté gauche. La synchronisation des mouvements améliore l’efficacité en canoë biplace.
Il est préférable de ne pas sortir la pale de l’eau lors du mouvement
préparatoire, ceci en ouvrant la position des bras et en déplaçant la pale de
sa pagaie parallèlement au mouvement.
Lors d’un écart, la main basse tenant le manche
reste en appui sur le bordé du canoë et c’est surtout le bras supérieur qui
fait le travail. L’écart, rarement utilisé en rivière sportive est utilisé en
eau plate pour s’amuser à faire des ronds dans l’eau.
Cette manoeuvre n’existe pas en kayak. La
synchronisation des mouvements améliore
l’efficacité en canoë biplace.
Utilisé en
rivière sportive par les canoës monoplaces l’appel débordée est parfois
utilisé par l’équiper avant d’un canoë biplace lorsqu’il est gêné par un rocher. Cette manoeuvre ne présente
pas d’intérêt en kayak puisque le mouvement d’appel classique peut se faire à
droite comme à gauche.
No8
Anthologie des manœuvres non propulsives en canoë
Le manœuvres
telles que l’appel latéral et l’écart initiées par A. Rouan en 1936 dans la
première école de pagaie simple française sont toujours utilisées de nos jours.
Elles permettent de déplacer latéralement son canoë sur l’eau plate et rendent parfois
service en rivière sportive. Seule, la manœuvre du rabattement n’est plus
utilisé de nos jours en raison de son manque d’efficacité.
No9 Les manœuvres
propulsives en kayak
Elles sont souvent utilisées en rivière sportive ou l’on cherche à aller plus
vite que le courant pour mieux contrôler la trajectoire du kayak. La manœuvre
propulsive en kayak la plus simple est en fait une propulsion déséquilibrée ;
Si l’on pagaye par exemple plusieurs fois de suite avec plus de force coté
gauche le kayak s’oriente vers la droite et inversement, si l’on pagaye
plusieurs fois de suite avec plus de force coté droit le kayak s’oriente vers
la gauche.
Lorsque qu’il faut tourner rapidement l’appel avant est la manœuvre propulsive la
plus efficace. Elle peut s’effectuer coté droit ou gauche. La propulsion
circulaire est efficace lorsque l’embarcation est peu gironnée mais moins
utilisée car le mouvement de préparation est plus long si l’on souhaite
renouveler le mouvement du même coté.
No10 Les manœuvres
propulsives en canoë
Elles sont souvent utilisées en rivière sportive ou l’on cherche à aller plus
vite que le courant pour mieux contrôler la trajectoire du canoë. La manœuvre
propulsive en canoë la plus simple peut être comme en kayak une propulsion
déséquilibrée ; Par exemple, si l’équipier avant est bordé à droite et que
le bateau doit s’orienter vers la gauche il lui suffit de pagayer plus fort que
l’équipier arrière plusieurs fois de suite. Lorsque qu’il faut tourner
rapidement et particulièrement lorsque le canoë doit s’orienter du coté ou est
bordé l’équipier avant, l’appel avant
est la manœuvre propulsive la plus efficace. Cette manœuvre peut être réalisée
simultanément pas les deux équipiers.
Lorsque
le canoë doit s’orienter du coté opposé ou est bordé l’équipier avant c’est ce
dernier qui fait l’essentiel de la manoeuvre avec la propulsion circulaire.
No11
L’esquimautage en kayak
Afin d’assimiler le mouvement de rotation du buste lors d’un premier essai en eau plate on peut se faire aider ainsi.
Lors d’un esquimautage, la position de la main basse se situant près de la pale prenant appui sur l’eau est importante. Cette position peut être la position non inversée utilisée pour la propulsion ou la position inversée. On a plus de force au début de l’esquimautage avec la position inversée par contre c’est avec la position non inversée que l’on a plus de force en fin d’esquimautage.
Laisser vous tomber du coté opposé ou se trouve votre pagaie, sans bouger vos bras, en faisant sortir la pale en appui sur la surface de l’eau. Décroiser vos bras de telle sorte que votre tête reste le plus près possible de la surface de l’eau jusqu’à la fin de l’esquimautage. Entraînez-vous à esquimauter des deux cotés.
Il existe plusieurs méthodes qui ne nécessitent pas de déplacer les mains sur la pagaie double mais la tète est moins bien protégée. La méthode étendue augmente le bras de levier.
Prenez confiance une
fois retourné. Essayer de respirer sur le coté, tentez de localiser et de
récupérer votre pagaie.
No12
L’esquimautage en canoë
Esquimauter un canoë c’est remettre celui-ci à l’endroit sans le quitter
lorsqu’il s’est retourné.
Lors d’un esquimautage, la position de la main
basse se situant près de la pale active peut être la position non inversée
utilisée pour propulser, ou la position inversée. On a plus de force au début de l’esquimautage
avec la première mais moins de force en fin d’esquimautage avec la deuxième. Le principe d’un bon
esquimautage est de retourner le bateau avec les reins et non de remonter le
corps avec la pagaie. Pour assimiler le mouvement de rotation du buste, clé
d’un bon esquimautage, on peut se faire aider de cette façon, mais avec l’habitude et beaucoup
d’entraînement vous arriverez à esquimauter tout seul, sans pagaie !
Après
avoir essayé et réussi un semi esquimautage en croisant les bras et en vous laissant
tomber comme en kayak laisser vous tenter par un esquimautage complet en canoë
monoplace, laisser vous tomber en allongeant la pagaie sur le pontage et dès
que vous êtes immergé la tête en bas faite passer votre pagaie de l’autre coté
du canoë.
Rappelez
vous qu’il faut retourner le bateau avec les reins et non sortir le corps avec
la pagaie.
Une
bonne entente et une bonne synchronisation de l’effort de chacun des équipiers sont
essentielles pour réussir un esquimautage en canoë biplace. Pour les 1er essais en C2
commencez par un semi-esquimautage en croisant les bras comme indiqué dans la
pratique du semi-esquimautage en kayak et en vous laissant tomber ainsi avant de tenter l’esquimautage sans plus
attendre dès que vous êtes tête en bas. En pratique, celui qui n’a pas à
changer sa pagaie de coté doit attendre que son équipier qui a à faire déclanche
le mouvement. La méthode inversée, très rapide et sans temps d’attente, permet
d’esquimauter un canoë biplace sans que les deux équipiers ne déplacent les mains sur leurs pagaies, un des
deux équipiers croise ses bras au lieu de les décroiser pendant l’esquimautage.
No13
Les préparatifs
Vous aurez inévitablement plus de plaisir dans la poursuite de vos vacances si
vous avez bien préparé votre départ.
Prenez soin de n’emporter que ce qui est vraiment indispensable.
Il est loin le transport des bateaux par la SNCF en bagage accompagné et on
peut le regretter, car c’était bien pratique. Maintenant le transport des bateaux
et de votre matériel personnel entre votre domicile et le point d’embarquement sur
la rivière se fait par la route, y compris les navettes entre l’embarquement et
l’arrivée.
Soyez raisonnables, éviter les châteaux de cartes,
la surcharge de la galerie, les réserves à poissons en cas d’orage.
Le toit d’une voiture peut supporter facilement 2
voir 3 kayaks à condition de les disposer sur la tranche et de prévoir au moins
deux berceaux de fixation. Avec les canoës biplaces, une remorque, si possible plus
légère que les bateaux transportés avec un coffre recevant tout l’équipent
individuel (pagaies, casques, jupettes, chariot…) est bien pratique pour le
confort des passagers.
Il reste des possibilités de camping sauvage en
France sur beaucoup de parcours lorsque la rivière coule loin des villes. Les
camping payants, souvent localisés près de la rivière permettent de limiter les
bagages et sont bien pratiques lorsqu’ils existent. La plus grande discrétion
s’impose si vous optez pour le camping sauvage, soyez courtois et accommodant,
sachez que tout terrain a maintenant un propriétaire. Montez votre tente
discrètement avant le coucher du soleil et démontez celle-ci tôt le matin avant
de repartir sur la rivière.
Les rivières françaises ne sont pas les rivières
canadiennes ou l’on peut parcourir 500 km sans rencontrer âme qui vive et
barrage. Il vous faudra penser aux portages inévitables en raison des barrages
que vous allez rencontrer.
Les glissières, si pratiques pour assurer le libre
passage, sont souvent inexistantes et lorsqu’un barrage se présente, il faut
porter. Un chariot léger et démontable logé à l’intérieur du canoë est parfois le
bienvenu pour contourner les obstacles infranchissables.
No14 Le stop (arrêt
contre courant)
Le stop une figure importante lorsqu'il y a un obstacle infranchissable en aval
de la rivière et qu'il faut s'arrêter.
Pour réaliser un stop, aussi appelé arrêt contre-courant, dans de bonne
condition, il faut prendre de la vitesse par rapport au courant en réalisant
une propulsion circulaire ou un appel avant selon le coté ou l'on est bordé.
Cette manoeuvre préparatoire permet à l'embarcation de se faire prendre dans le
contre courant et de s’arrêter.
Lorsque
cette figure est faite involontairement on dit que l'on a fait une boussole.
Prendre garde à l’équilibre
lorsque l’avant du canoë ou du kayak s’engage dans le contre courant.
No
15
Le départ au courant
Pour faire un départ dans le courant, il faut tout d’abord prendre de l’élan en
remontant dans le contre courant en prenant garde de rentrer dans le veine
liquide en gîtant vers l’aval avec un angle d'attaque un peu plus ouvert que
dans le cas du bac avant. On pagaye d'autant plus vigoureusement que l'on
souhaite s'engager dans la veine liquide dans l'éventualité ou l’on souhaite
passer en amont d’un obstacle à éviter sur la berge ou l'on se trouve. Voilà ce
qui peut arriver si l’on ne donne pas la bonne impulsion dans le contre
courant.
En canoë biplace, et lorsque l’équipier arrière est
bordé vers l’amont le départ au courant est plus délicat à réaliser et il doit
être sur la défensive lorsque l’embarcation s’engage dans la veine d’eau.
L'équilibre
du canoë est plus facile à contrôler en canoë monoplace si l'on est bordé vers
l'aval.
C'est la seule méthode permettant de traverser la rivière sans trop reculer
vers l'aval lorsqu’il y a du courant,.
Pour les premiers essais,
il est indispensable de s'entraîner dans une veine d'eau de courant modéré en
s'assurant que la rivière est calme en aval avec une récupération du bateau et
des pagayeurs facile en cas de dessalage.
Comme pour le départ au
courant on prend de l’élan en remontant dans le contre courant en prenant garde
de rentrer dans la veine liquide en gîtant légèrement vers l’aval avec un angle
moins important que dans le cas du départ au courant.
Essayez ensuite de
maintenir cet angle en continuant à pagayer jusqu’à la berge opposée.
Attention à l’équilibre lors
d’un bac, une gîte amont lorsque l’on quite le contre courant entraîne
généralement un bon bain,
il faut aussi faire
attention à la gîte en arrivant dans le contre courant de la berge
opposée !
Vous vous demander
peut-être pourquoi il pagaie si fort sans avancer, la figure est bien sûre
exagérée mais il faut essayer de prendre le creux de la vague, sinon on risque
de trop reculer vers l'aval. Avec des bateaux courts on arrive à profiter de la
gravité et à stabiliser le bateau en restant dans le creux de la vague sans
pagayer.
No 22 Le slalom
Parmi toutes
les compétition en canoë ou en kayak, la plus belle et la plus impressionnante est
la course par équipe en slalom. Lors de celle-ci, 3 embarcations de même type se
suivent le plus près possible sans se gêner afin de franchir le plus vite possible,
et sans les toucher, les portes d’un parcours matérialisé par des piquets
suspendus.
Les
arrêts contre courant, les bacs, et les départs dans le courant s’enchaînent
sans discontinuer et la maîtrise de l’embarcation est telle que l’équipage
donne l’impression de ne plus se préoccuper de l’équilibre pour se concentrer
uniquement sur la propulsion et le positionnement du bateau afin de franchir les
portes le plus vite possible sans les toucher afin d’éviter les pénalités.
On mesure la difficulté pour se classer aux places d’honneur lorsque l’on
observe le temps mis pour effectuer le parcours. Une seule touche de porte,
fusse-elle légère, entraîne une pénalité de 1 seconde qui à elle seule condamne
parfois l’accès aux places d’honneur.
No 19
Les chutes
Même avec beaucoup d’expérience il est dangereux de sauter une telle chute car
les accidents sont assez fréquents.
Une chute doit toujours
être reconnue avec soin au cas où il y aurait une barre rocheuse ou un rappel à
la réception.
Un corps immergé tourne
inexorablement dans un rappel.
Il faut arriver en haut de la chute avec le plus de vitesse possible, basculer
son corps vers l’arrière en tirant ses genoux vers le haut au moment où l’on
commence à basculer. En procédant ainsi, l’embarcation
arrive obliquement ou même à plat en bas de la chute et ne pique pas
profondément dans le remous diminuant ainsi les risques d’accident si la pointe
se plantait au fond de la rivière.
Un passage amusant par basses eaux peut rappeler dangereusement par hautes
eaux.
Il faut se méfier des
rappels à basse chute car ils se distinguent mal de l’amont et sont aussi
dangereux que ceux à haute chute. Le
passage devient très dangereux si l’on constate un rappel sur une longueur L
supérieure à la moitié de la longueur de son embarcation. Avec de l’expérience,
le passage se fait dans l’axe, avec de la vitesse, en continuant à pagayer
vigoureusement dès la chute franchie.
Une simple barre rocheuse
naturelle comme celle-ci, peut provoquer un rappel dangereux par hautes eaux.
Une glissière lorsqu’elle
existe doit être reconnue, certaines sont parfois un peu acrobatiques.
Il faut se méfier des
glissières situées au milieu de la rivière lorsqu’elles sont mal balisées.
Une glissière bien conçue se trouve toujours près d’une des deux berges à
partir de laquelle une sécurité active est possible. Le passage d’une glissière
qui permet de descendre une rivière sans portage en toute sécurité et pourquoi
pas à bateau plein est non seulement très agréable mais est aussi une ouverture
vers le tourisme de découverte.
Arriver en haut de
la chute avec une vitesse insuffisante et oubliez de rejeter son corps vers
l’arrière
Avec plus de vitesse et en rejetant son corps vers l’arrière en s’aidant des
bras le kayak arrive en position oblique en bas de la chute et plonge moins
profondément dans le remous.
·
L'aspect calme à proximité du barrage lorsqu’il est
fermé est trompeur et le danger est omniprésent
·
Lorsque
le clapet est entr’ouvert la proximité du
barrage est
extrêmement dangereuse (On
devrait dire mortelle) en raison du rappel qui se forme en aval du barrage
·
Lorsque
le clapet est grand ouvert la rivière
retrouve son régime naturel et le passage est possible en canoë kayak
Il
est un fait que les barrages à clapet ont été réalisés sans concertation avec
les usagers de la rivière.
Difficile d’admettre au moment où l’on va sur la lune qu’il n’est pas possible
de concilier la régulation du débit d’une rivière et la sécurité des usagers
empruntant celle-ci. Les barrages à clapets n’auraient jamais du être conçus
comme ils le sont.
Le minimum, maintenant que le mal est fait est au
moins l’adaptation de glissières artificielles positionnées le plus près
possible d’une berge sous forme d’une petite rivière en dérivation ou éventuellement
réalisée selon cette figure.
Le caisson étanche permettrait d’éviter la coûteuse
modification du radier, la glissière s’adaptant naturellement au niveau aval.
Ces modifications ont déjà été proposées en 1980. Faut-il encore attendre quelques morts avant
d’effectuer ces modifications ?
No 20
Les drossages et
les siphons
Il arrive que
la rivière tourne brutalement et forme ce que l’on appel un drossage.
La
bonne passe consiste à suivre une trajectoire idéale située entre l’extérieur
du virage, ou se situe les plus grosses difficultés, et le contre courant
intérieur au virage, ou l’on risque de s’échouer. Cette trajectoire est la plus
rapide et la plus sûre. Il peut arriver que l’on se fasse prendre l’avant du
bateau dans le contre-courant si l’on serre trop l’intérieur du virage.
On appelle cela faire une boussole. Rien de bien grave si l’on prend garde à
l’équilibre de son embarcation.
Avec
le temps la rivière creuse petit à petit la berge extérieure, on appel cela un
drossage creux. Les drossages creux peuvent être plus dangereux par basses eaux
que par hautes eaux. L’absence de bourrelet d’eau protecteur les rend alors
particulièrement redoutables.
La
rivière disparaît parfois complètement sous un amas de rochers pour réapparaître
un peu plus loin en aval, on appel cela un siphon. Le siphon peut être aussi
dangereux que le drossage creux. Son existence ou non est fonction du niveau
d’eau. Une rivière avec risque de siphon doit toujours être reconnu avec soin.
Ces deux exemples, le drossage creux et le siphon, montrent qu’une rivière, plus facile à descendre par basses eaux, peut aussi être plus dangereuse. Par exemple, le Verdon, dans le grand canyon, ne doit se faire qu’avec un guide connaissant bien le parcours car la rivière se sépare parfois en plusieurs bras, dont certains comprennent des siphons, alors que les autres se passent sans problèmes.
No 17 De la construction
A l’origine de la construction nautique, les matériaux utilisés étaient
fragiles.
Dès 1580 les kayaks du Groenland des Inuits utilisés pour la chasse étaient en
peaux de phoques puis une centaine d’années plus tard les canoës canadiens
utilisés par les Indiens pour le transport étaient en écorce de bouleau.
Il n’est pas besoin de remonter très loin dans le
temps pour constater une évolution rapide des matériaux et des formes dans la
construction des embarcations.
La
périssoire marque dès 1878 la naissance et le développement du canoë kayak en France.
Après
quelques curiosités qui font maintenant sourire, il y a eu la construction des
canoës canadiens en bois verni, matériau cher et fragile
mais combien agréable.
Avant l’arrivée des colles modernes la carène des canoës en bois était souvent
entoilée pour améliorer l’étanchéité et il était possible de leur adjoindre un
pontage en toile.
Les canoë canadiens en bois se fabriquent encore de nos jours
et peuvent être utilisé jusqu’à la classe II.
En
1960 la construction en stratifié verre/résine polyester guère plus solide que
les bateaux en bois fait son apparition. Leurs formes plus arrondies ont permis
de faire progresser l’esquimautage. Le polyester avec le
tissus de verre est facile à réparer mais il vieillit mal, devient fragile a été pratiquement abandonné pour
cette raison.
La
forme des bateaux de compétition autant en slalom qu’en descente n’est pas
adaptée au tourisme sportif.
Les bateaux de slalom trop bas et inconfortables ne pardonnent pas les fautes
de gîte et les bateaux de descente qui pourraient être utilisés sur les
parcours de classe I à II ne le sont pas, car destinés à la
compétition, ils sont construit avec des matériaux trop coûteux
Les
nouveaux matériaux issus de l’aéronautique tels que le carbone kevlar associé
aux résines époxy ont permis de construire des canoës et des kayaks plus
solides d’une grande légèreté bien adaptés à la compétition.
Malheureusement,
ces embarcations, pas plus les embarcations de course en ligne que celles
utilisées en slalom ne sont adaptées au tourisme sportif en raison de leur
instabilité ou de leur manque de confort.
Pour
la randonnée en rivière sportive les embarcations en polyéthylène plus lourdes
mais moins chères sont d’une robustesse à toute épreuve Le fait qu'il n'existe pas de canoë ''fermé'' en polyéthylène et l’absence de point
d’ancrage pour les calages a provoqué petit à petit une désaffection du canoë biplace sur les
rivières difficiles ; il y avait trop de casse.
Le polyéthylène roto moulé solide et bon marché est utilisé jusqu’à la
classe III.
Le polyéthylène extrudé soufflé très solide et
réparable est utilisé pour les classes supérieures.
Les ‘’sit on
top’’ en polyéthylène sont adaptés à l’initiation de base et parfois équipés
de dispositifs auto videurs
Pour
la randonnée en mer, le kayak homologué mer offre autonomie et performance
nautique.
Les pirogues à balancier à 6 places sont parfois utilisé sur la côte d’Azur
dans les épreuves Cancayak.
Les
embarcations démontables sont pratiques lors du transport en raison de leur
faible encombrement une fois démontées, mais moins robustes que les
embarcations rigides.
Compromis
avec les précédentes les embarcations semi-rigides tels que le Yakka sont plus
solides que les embarcations démontables mais restent relativement encombrantes
une fois repliée.
Parmi
les embarcations gonflables le hot-dog et surtout le raft figure en bonne
place. La pratique du raft est une bonne approche pour la découverte
progressive des sports d’eaux vives. Sa manoeuvre est toutefois très différente
de celle d'un canoë ou d'un kayak et ce n'est pas une descente classe IV sous la conduite d'un moniteur qui vous
permettra de descendre seul dans votre kayak, ne serait-ce qu'une rivière de
classe II. Sur les longs parcours
classe I sans barrage,
malheureusement trop rare, il y a place pour des embarcations nouvelles.
No 18 Du canoë à voile
Par la suite l’absence de réglementation concernant
la navigation a permis dans les années 50 de véritables petites expéditions en
canoë ouvert à voile sur les côtes grecques et en Corse, lorsque la météo le
permettait.
Les gréements utilisés étaient du type marconi ou
équivalent, préférentiellement à la voile au tiers moins performante.
Dans les premiers temps les canoës ouverts biplace
étaient équipés de dérives latérales et escamotables permettant d’accoster sur
une plage en toute sécurité. L’adaptation de flotteurs latéraux a ensuite
amélioré la stabilité.
Depuis cette période, une réglementation a été mise
en place pour limiter les risques d’accident.
Celle-ci a probablement contribuée à freiner cette
activité. Pourtant la règle principale à respecter dans la conception des
embarcations nouvelles est assez simple : l’embarcation une fois
retournée et pleine d’eau ne doit pas couler après une heure d’immersion. Le
respect de cette règle et un gréement solide les autorisent à naviguer en mer
en s’éloignant un peu de la côte (5 miles maximum).
Les réserves de flottabilité sous forme de sacs
gonflables utilisées en rivière sportive ne sont pas adaptées en raison des
risques de crevaison. Les caissons étanches, en raison de la fuite toujours
possible d’une trappe de visite ne sont pas recommandés. L’utilisation de
mousse basse densité à cellules fermées scellée sur la coque est la seule
solution permettant d’obtenir à coup sûre la délivrance d’une homologation
définitive si le centre de sécurité des navires, organisme officiel chargé de
l’homologation, exige de faire le test d’immersion.
Il n’existe à ma connaissance actuellement qu’un seul canoë homologué mer.
Par contre quelques fournisseurs de kayak ont
passés avec succès ce test d’homologation. Le gréement, la plupart du
temps très simple est une assistance par
vent portant.
La conception d’hydroptères décollant sur leur
foils et utilisant un gréement conventionnel a été souvent tenté et parfois
réussie. L’avenir dans la conception d’embarcations nouvelles de ce type est la
construction d’hydroptères permettant l’accostage sur une plage pour débarquer
l’équipage et mettre l’embarcation à l’abri en la tirant sur la plage. Il n’existe actuellement aucune réalisation
permettant de le faire.
L’apparition de cerfs volants dont l’effort de
traction peut être inhibé dès que l’on relâche les deux suspentes contrôlant
l’incidence de l’aile apporte une grande sécurité. Cette nouvelle génération de
cerfs volants va entraîner le développement d’ailes plus puissantes pouvant
tracter un canoë à vive allure par vent modéré car elles seront directement
attachés à la coque dès lors que l’embarcation est stabilisée et l’effort de
traction ne sera plus repris directement par celui qui contrôle l’incidence de
l’aile à l’aide des deux suspentes.
Le lecteur aura compris que ce mode de propulsion
est mieux adapté aux embarcations biplaces, l’équipier avant faisant voler le
cerf volant en contrôlant son incidence tandis que l’équipier arrière prend en
charge la trajectoire de l’embarcation avec le gouvernail ou avec sa pagaie.
Avec un peu d’entraînement, on peut diriger le cerf-volant sous presque tous
les angles et remonter le vent aussi bien qu’avec une voile conventionnelle. L’effort
de traction dirigé vers le haut va réduire le risque d’enfournement et entraîner
nécessairement l’apparition d’embarcations nouvelles équipées de foils et ayant
les qualités de planning requises pour un hydroptère. Ces embarcations seront aussi
rapides et fort heureusement moins dévoreuses d’énergie et polluantes que les
bateaux à moteurs actuels .
No 21 De l’hydroptère
Le plus réussi des dériveurs monoplace à foils a probablement
été le petit MAYFLY de Ben Wynne qui en
1977 avec une voile de 10m² et un gréement standard atteignait 22 noeuds (40
km/h) par vent modéré, et ceci avec une maniabilité et une aisance
déconcertante. La mise en forme des foils de petite taille sur la photo du
MAYFLY en action a nécessité des années d'études et plusieurs centaines
d'heures d'essais.
Le problème d'asservissement en hauteur imposé par
le foil 2ème génération a déjà été résolu avec des dispositifs du type
palpeur prenant la surface de l'eau libre comme référence et venant agir
sur la portance du foil.
Ces dispositifs, réglables ou non, ont été récemment adaptés et essayés avec
succès sur plusieurs petits trimarans de conception européenne et américaine
dont le Hobie cat TF22 et le Trifoiler ''Rave''
Ce dernier, construit par nos amis américains. a
été le premier hydroptère utilisé à des fins commerciales.
Le Rave peut en effet être loué à l’étang d’Hourtin dans les Landes.
Un exemplaire du rave de 38m de long qui
devait participer à la course autour du
monde ‘’The Race’’ pendant l’hivers 2001 n’a pu être terminé à temps faute de
financement.
Un autre catamaran futuriste mais sans foils a pu être terminé dans les temps pour cette course
croisière; Il s’agit du catamaran team Philips également construit par les américains pour
cette occasion.
De conception complexe, truffé de jauges de contraintes et équipé de
dispositifs de transfert de charge, l’hydroptère de
L’économie importante de
carburant a conduit nos amis vietnamien a entretenir une flotte d’Hydroglisseurs
laissées sur place à la fin de la deuxième guerre d’Indochine en 1975. Ils
continuent actuellement à relier Saïgon, pardon,
Hô Chi Minh aux îles situées au large de
l'embouchure du Mékong.
L'elfe,
petit trimaran de construction française équipé de foils 2ème génération
amovibles, a essayé de concilier le cabotage permettant l'accostage sur une
plage et la navigation sportive sur foils