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Le bois Contrairement
à la construction des embarcations en stratifié et en polyéthylène qui
s’effectue dans des moules femelles, la fabrication des canoës en bois
s’effectue sur un moule mâle sur lequel on fixe l’étrave puis les membrures
en frêne préalablement cintrées à la
vapeur d’eau.
Ensuite
les clins généralement en spruce, bois moins dur que le frêne, étaient
biseautés et mis en place sur les membrures. La mise en place d’une multitude
de petits clous en laiton fixaient les clins sur les membrures et
l’étanchéité était assurée par un entoilage extérieur qui permettait
d'effectuer un assemblage plus sommaire des clins que sur les bateaux tout
bois actuels. La pose des quilles d’échouage et des plats-bords en frêne
assurait la finition avant le vernissage de l’ensemble. Les canoës en bois résistent bien au vieillissement
lorsqu’ils sont régulièrement entretenus par un vernissage. La qualité des
colles époxy utilisées pour la construction des canoës tout bois
actuels exige cependant une découpe précise des clins pour assurer
l’étanchéité
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Les
stratifiés Les kayaks et canoës en stratifié sont
construits à la main, de façon traditionnelle. Plusieurs couches de fibres de
verre sont mises en place dans un moule femelle après pose d’une couche de
gelcoat coloré. Les tissus sont imprégnés de résine
jusqu'à saturation, et enfin comprimées par un vide d'air pour les
fabrications les plus sérieuses. Après polymérisation et durcissement de la
résine, les couches sont totalement liées. On peut alors assembler le pont
avec la carène. Les embarcations en stratifié sont
légères. Les matériaux stratifiés ont évolué récemment et le tissu de verre
imprégnés par de la résine polyester d'un coût raisonnable ne sont plus
réalisés que pour les eaux libres. Ils ont été remplacés par des matériaux
plus résistants mais beaucoup plus chers issus de la construction
aéronautique; c’est la fibre de carbone, dont la raideur est exceptionnelle
assure au bateau sa tenue en forme. Ce matériau, trop cassant lorsqu’il est
utilisé seul, est associé à la fibre aramide appelée aussi kevlar qui résiste
très bien aux chocs et donne au bateau sa résistance.
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Le
polyéthylène
Le polyéthylène n'a pas besoin
d'entretien, ni de vernis, ni cire ou apprêt. Il
y a deux qualités de polyéthylène : celui utilisé dans les procédés de
fabrication par '' rotomoulage'', moins solide et moins cher et
bien adapté aux bateaux
d’initiation et le polyéthylène haute densité ''extrudé-soufflé'' ayant une
meilleure stabilité des formes et une très grande résistance aux chocs et à
l’abrasion, gage de sécurité et de longévité lors d’une utilisation en
rivière sportive. Très peu de constructeurs utilisent cette technique
nécessitant de gros investissements. Des
additifs,
couleur et stabilisateur anti-UV sont ajoutés aux granulés de polyéthylène HD utilisés par l’extrudeuse-souffleuse,
grosse machine de 12 mètres de haut, qui assure le processus de
fabrication ; chauffage et fusion des granules, extrusion sous pression
de la pâte sous forme d'un tube de longueur désirée, puis le soufflage de ce
tube contre les parois des deux demi moules pour lui donner la forme désirée,
son refroidissement, et enfin le démoulage du kayak ou du canoë.
Les composites ABS / Perspex Peu
répandu ce matériau est cité pour mémoire. Les kayaks en composites ABS et Perspex (nom commercial Prilite) ont un poids
comparable à celui des kayaks construits en stratifié. C'est en chauffant à
80°C et en aspirant sous vide une plaque d'ABS recouverte de Perspex, suivant
un processus entièrement contrôlé par ordinateur, que l'on obtient la forme
désirée, libre de toute tension parasite. Ensuite,
un joint profilé spécial en U à double face, assemble le pont et la carène de
manière définitive.
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